Aiôn, l'autre temps pour agir
Ces habiletés sont de deux types : sociales et cognitives.
Nous disposons tous de ces habiletés dans notre potentiel mais certaines n'ont pas été actualisées par nos expériences.
Les habiletés sociales comme simplement écouter ou échanger des idées, servent à établir une interaction verbale ou non-verbale avec les autres.
Les habiletés cognitives représentent les processus de pensée mis en œuvre pour apprendre, je les rapproche tout à fait du référentiel cognitif décrit par Hélène TROCME-FABRE[2] avec l'Arbre du Savoir-Apprendre.
Nous notons que certaines habiletés comportent à la fois un aspect cognitif et un aspect social comme par exemple reconnaître le point de vue de l'autre.
Pour les développer, il sera d'abord nécessaire d'identifier celles dont les participants auront besoin pour effectuer le travail en groupe. Par exemple si l'activité exige un consensus, ils devront apprendre avant à respecter les autres, à négocier et à intégrer des idées.
Nous pourrons ensuite choisir comment développer ces habiletés chez
les participants, soit par l'enseignement direct, soit par des observations. Dans tous les cas nous veillerons à suivre une démarche ternaire[3]
:
- Contextualisation, choix de la situation-problème, support de l'apprentissage
- Décontextualisation, définition des critères caractérisant l'habileté déliée du contexte
- Recontextualisation, recherche d'autres contextes d'application pour engager le transfert de l'habileté.
Ceci est essentiel pour susciter chez les participants une prise de conscience
indispensable au développement de leur autonomie par rapport aux tâches qui leur sont ainsi confiées.
[2] Hélène TROCME-FABRE, "L'arbre du savoir-apprendre, vers un référentiel cognitif", Etre&Connaître, La Rochelle 1996 et "Réinventer le métier d'apprendre", Editions d'Organisation, Paris 1999
[3] Inspirée par Philippe MEIRIEU.